
Handicapé depuis l’âge de 21 ans, suite à un accident de moto (amputé d’une jambe), Emmanuel Berset a galéré plus de deux ans afin de se réadapter à une nouvelle vie et à marcher correctement avec une prothèse. Son tempérament de compétiteur l’a fortement aidé.
Il a dû changer de métier, passant de boucher-charcutier à celui d’horloger-rhabilleur. Un magnifique défi qu’il a parfaitement maîtrisé avec persévérance et courage.
Sportif dans l’âme, Emmanuel Berset se tourne en 1994 vers l’athlétisme. Il s’est entraîné assidûment. Après deux années d’efforts, il participe aux Jeux paralympiques d’Atlanta, puis à ceux de Sydney.
Venu s’installer à la Vallée de Joux pour exercer le métier d’horloger-
rhabilleur, il découvre le golf lors de son voyage de noces en 1998. C’est le coup de foudre et il s’en suivra une rage de se perfectionner, d’élever son niveau de jeu, de presque faire oublier son handicap, les douleurs, en participant à de nombreux entraînements. A force de travail et d’une formidable volonté de progresser, il est en mesure de participer aux compétitions d’élite.
Son but est maintenant clair: il veut participer aux Jeux paralympiques de Paris en 2024. Pour y arriver, notre golfeur s’en donne les moyens en souhaitant participer à de nombreuses compétitions internationales sous le sigle EDGA, qui auront lieu en Belgique, Allemagne, Espagne, Suède, sans compter celles de Suisse et de la région.
Il a pu négocier avec son employeur des congés, non payés, afin de participer à des entraînements intensifs, réguliers et aux tournois internationaux.
Une saison lui revient au bas mot à environ Fr. 10’000.- sans compter les heures de travail perdues.
A part la compétition, Emmanuel Berset a la volonté de faire connaître le golf pour handicapés en attirant d’autres joueurs et d’organiser un Open en Suisse avec l’appui de plusieurs clubs de golf qui se montrent enthousiastes à ces projets.
Relevons encore que M. Berset est marié, père de deux enfants. Son épouse joue le rôle super important de «coach de vie» tout au long d’un parcours qui compte plus de 18 trous d’embûches, de difficultés, de larmes et heureusement beaucoup de bonheur.
Le Lions-Club est heureux de pouvoir lui apporter son soutien avec un petit chèque bienvenu.
phb