La semaine dernière, Vincent Kucholl a profité de son émission 120 Secondes sur RTS la 1re, pour imaginer un opposant à la fusion des trois communes de La Vallée qui s’autoproclamait « raisonnable ». Il est vrai que de l’extérieur, les Combières et les Combiers paraissent parfois « raisonnables » de caractère.
Difficile aujourd’hui d’assurer que le refus de la fusion est un vote raisonnable, bien au contraire. Les défis qui nous attendent ces prochaines décennies sont conséquents et nécessitent des réponses globales à l’échelle de La Vallée.
Ces dernières semaines, de nombreux articles ont été publiés, diverses prises de positions ont animé les débats sur les réseaux sociaux, dans les cafés, lors des événements populaires de l’été ou au marché. Ces échanges sont sains pour notre démocratie.
Il en ressort quelques éléments fondamentaux à mes yeux. Dans le camp du oui, il y a une projection vers l’avenir, vers une Vallée de Joux unie, solidaire et prête à relever les défis de demain grâce à une gouvernance plus simple, plus directe, plus transparente, une planification régionale et une équité de traitement pour l’ensemble des Combières et des Combiers.
Dans le camp du non, l’approche est plus conservatrice. L’argumentaire relève essentiellement des craintes (potentielle perte d’identité, partis politiques assujettis au partis cantonaux, projets infrastructurels trop ambitieux, armoiries, impôts, concentration du pouvoir, perte d’un siège au Grand Conseil) parfois en remettant en cause le résultat des groupes de travail où figuraient pourtant nombre d’opposants.
La fusion de nos trois communes est assurément un projet d’envergure pour notre Vallée. Il est de fait normal que cela suscite des questionnements, des craintes voire même des peurs. Dans le passé, en Suisse, dans le Canton de Vaud mais aussi à la Vallée de Joux, nos aïeux ont osé se lancer dans des projets d’envergure. A la Vallée de Joux, il y en a eu plusieurs dans l’industrie bien sûr. Plus proche des enjeux communaux, et sans être exhaustif, il y a eu le chemin de fer, la réunification des écoles secondaires Chez-le-Maître, le Centre sportif, la SEVJ ou plus récemment et dans un registre un peu différent, le Pôle Santé.
Ces projets ont fait naître de grandes craintes et animé les débats jusqu’à leur concrétisation. Aujourd’hui, même s’il y a parfois des difficultés passagères, nous n’entendons personne regretter la concrétisation de ces projets « Vallée de Joux ».
Osons le 22 septembre et préparons notre Vallée à relever les défis futurs !
Sébastien Cala
Député de la Vallée de Joux