Cette mise en consultation a suscité des interventions musclées lors de la séance de présentation, le 9 octobre, par les Services cantonaux et plus récemment par des articles dans la FAVJ.
En deux mots, il s’agit d’un toilettage de l’arrêté de classement datant de 1980 avec couches supplémentaires. Un nouveau mille feuilles nous est présenté aujourd’hui?
– Il ne fait pas le bonheur des pêcheurs contraints à une réglementation de plus sur leur lac.
– Les agriculteurs exploitant sont particulièrement touchés avec des contraintes plus sévères.
– Beaucoup de riverains sont consternés de voir la progression du cordon boisé, très mal entretenu par l’Etat, avec des arbres toujours plus haut. Un lac est fait pour être vu, cela a été maintes fois répété lors de la séance.
Point positif: le pourtour du périmètre de l’arrêté de classement qui exclut la zone sportive des contraintes administratives, en référence à la loi sur la protection de la nature, notamment le terrain de football.
Où il y a encore des choses à dire, c’est sur le plan directeur d’amarrage de bateaux. Les services cantonaux planifient joyeusement plages officielles, reconnues et entretenues par la Commune et l’amarrage des barques tirées sur la grève ou en pleine eau mais surtout pas dans les roselières.
Quand on veut tout réglementer, on se dirige inévitablement vers une confrontation d’utilisateurs qui devra être arbitrée par la Municipalité. Alors qu’aujourd’hui, les choses se passent plutôt bien.
On le sait… avec l’Etat tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire.
Reconnaissons que le Brenet est un joyau à préserver et les riverains en sont conscients. Si l’on souhaite concilier les intérêts de chacun, du canton et des utilisateurs, il faut apporter quelques solutions, par exemple, la création du port intérieur terminus abrégé PIT (nom qui n’a rien à voir avec un célèbre établissement du coin) qui permettrait l’amarrage d’une cinquantaine de barques.
Vous trouverez chères lectrices et chers lecteurs, la proposition d’un projet qui mérite bien sûr d’être affiné et qui offre beaucoup d’arguments en sa faveur à l’endroit proposé.
1) Se rappeler que jusqu’en 1946 le niveau du lac recouvrait tout le secteur, on ne fait que de remettre en partie ce qui existait.
2) Les plages actuelles reconnues restent naturelles, sans aménagement particulier.
3) La confrontation entre baigneurs et amarrage des bateaux est supprimée.
4) Les roselières sont conservées en l’état. Elles sont indispensables contre l’érosion et l’eutrophisation des eaux. Elles en font la beauté du site avec des variations de couleurs automnales.
5) Simple à réaliser, le profil du PIT serait taluté comme une rive actuelle, sans pieux. Son pourtour pourrait être légèrement arborisé
6) L’endroit est à l’abri de la grande bise, protégé par la proche roselière.
7) La mise à l’eau des bateaux est simple. Le trajet est court, l’accès est aisé.
8) Il arrive quelquefois une surélévation intempestive du niveau d’eau. Cette zone est particulièrement moins touchée par ce phénomène naturel, les barques n’en seront que mieux protégées.
9) Ce projet a été chiffré, il peut être amorti en peu d’années. Le dossier a été déposé dans le cadre de la dite consultation, il reste à convaincre maintenant les différents Services cantonaux et probablement quelques riverains.
Dominique Bonny
Les Charbonnières

