Réunis en assemblée générale, les salariés de l’horlogerie de la Vallée de Joux exigent une meilleure répartition des fruits de leur travail.

Les horlogers exigent une revalorisation substantielle!
Plus de 280 salariés issus de l’ensemble des manufactures horlogères combières étaient réunis ce jeudi
21 juin à midi en assemblée générale au Sentier à l’appel du Comité des horlogers vaudois d’Unia. Ils exigent une revalorisation substantielle des salaires réels et des salaires minimaux.
A l’instar des salaires minimaux vaudois qui accusent un sérieux retard par rapport à ceux des cantons voisins de Neuchâtel et de Genève, le salaire médian à la Vallée de Joux est lui aussi à la traîne. Il accuse un retard qui reste fortement en dessous du salaire médian horloger suisse (5’298.- brut / mois). Selon les analyses du syndicat Unia, le salaire médian à la Vallée de Joux avoisine les 4’700.- brut, soit une différence de l’ordre de 600 francs par mois avec ce que gagnent les autres salariés actifs dans la branche en Suisse.
Cette différence est d’autant plus inadmissible que la Vallée de Joux est le berceau de la haute horlogerie. La région concentre les activités les plus particulières du segment haut de gamme qui génèrent des marges bien au-dessus de la moyenne.
Soutenus par le syndicaliste français, ancien inspecteur du travail, Gérard Filoche, venu expressément depuis Paris, les salariés de l’horlogerie combière exigent un changement de fond en matière de politique salariale des entreprises, que ce soit au niveau des salaires minimaux que des salaires réels.
Les salariés appellent le patronat à entrer en matière sur leurs revendications lors des négociations prévues le 27 juin prochain.
Unia Région Vaud
